L’automne est là avec ses flamboyances
L’automne est là avec ses flamboyances. Nous connaissons tous la tradition du hanami consistant à se réunir pour observer la beauté du printemps lors de la floraison des cerisiers. Certains occidentaux connaissent aussi le tsukimi. Tsuki, la lune, Mi de miru regarder. Tsukimi, la fête de la lune, est une tradition très ancienne qui a lieu entre mi-septembre et début octobre.
L’été est fini. On fête dans la discrétion et le calme l’avènement de l’automne, en récitant ou en écrivant des poèmes et en dégustant le nihonshu. Le Japon est le pays de la délicatesse et de la poésie et il ne manque pas de mots pour parler de la beauté des saisons. Chacune d’elles est un renouveau et l’automne n’est pas associé à la mélancolie.
Koyo est le changement de couleur des feuilles. En particulier les érables, Momiji, prennent des teintes spectaculaires, des rouges magnifiques alors que les Ginko se parent de jaune vif, éclatant. C’est une sorte de seconde « floraison », la réponse de la nature à l’explosion au printemps de la blancheur des Sakura.
Le retour au Hombu dojo
Quand je suis rentré du Japon, la semaine passée, je m’attendais à trouver le parc du Hombu dojo en tenue d’hiver, déjà dépouillé de ses feuillages et je fus agréablement surpris et heureux de voir le Koyo s’exprimer avec force. Momiji et Ginko étaient en beauté, cette beauté du temps qui est passé sur les êtres et les choses sans les dénaturer, sans leur ôter le sens profond de ce qu’ils sont, sans amoindrir l’être en eux.
Un présage et l’interdépendance
J’ai voulu y voir un bon présage, non parce que je serais superstitieux mais parce que je sais que l’interdépendance assure la cohérence de ce monde, et qu’elle s’exprime par la palpitation commune et aussi, par la résonance commune. Dépendre les uns des autres, n’est-ce pas le germe de la solidarité et de l’amitié entre les hommes ? L’aikidoka comprend que cette interdépendance fonde la tenségrité de nos groupes humains et rassure chacun quant à son ainséité et son ipséité.
Puisque je suis relié, je peux changer sans crainte de devenir autre que moi, je n’ai pas besoin de crier pour être entendu puisque ma voix est portée par notre voix à tous.
Un pas décisif pour notre école
Un pas décisif vient d’être franchi. Nous avons signé le compromis de vente du Dojo au Japon. Ce projet de restaurer l’aikido de mon maître au Japon avait déjà avancé de manière conséquente, les stages que je donne là-bas depuis plusieurs années connaissant un grand succès. Il nous restait à installer un lieu qui symboliserait la présence de notre école, la présence de Kobayashi Hirokazu Sensei et raviverait le feu de son précieux enseignement.
Ce projet, porteur d’un idéal de la voie, inscription lapidaire de la profondeur de la relation entre maître et disciple, est proche d’aboutir. Voici quelques images. Nous nous trouvons dans la banlieue sud d’Osaka, sur la voie qui mène de l’aéroport du Kansai vers la ville, dans un quartier très animé avec un fort potentiel de pratiquants.

Remerciements et appel à soutien
Je remercie tous ceux qui ont fait montre de générosité pour aider à la réalisation de ce projet. Je rappelle que 3AKH est devenue une association d’intérêt général et permet à ce titre de défiscaliser les dons qui lui sont faits.
Nous avons prévu une première tranche de travaux pour faire de ce dojo un lieu digne et fonctionnel, puis une seconde pour en faire le joyau qui correspondra au trésor d’aikido que Kobayashi sensei nous a légué. Dois-je dire que nous avons encore besoin de la générosité des personnes qui se sentent concernées par ce projet ?
Si vous pensez à faire un don, faites-le avant la fin de cette année afin de pouvoir le défiscaliser dès l’an prochain.
Et mille mercis.

Inauguration et stages à venir
Nous organiserons une grande fête d’inauguration à l’automne prochain. Elle sera encadrée par deux stages, un d’aikishintaiso et un d’aikiken qui, bien entendu, auront lieu dans notre Shibu dojo japonais. Vous êtes tous bienvenus. Des informations à ce propos vont circuler en début d’année.


